Découvrez le parcours de Nicolas et Helena Roerich, et leur engagement en faveur de la paix et de la protection du patrimoine culturel.
C'est tant que grand humaniste, peintre, écrivain et archéologue russe qu'il est connu de nos jours. Peintre prolifique, il est l'auteur de quelque sept mille toiles empreintes de ses voyages — Russie, Europe du Nord, États-Unis et Inde — de sa quête de spiritualité et de son amour pour la nature, la paix et la culture. Outre sa carrière artistique, Nicolas Roerich est l'artisan du traité pour la protection des institutions artistiques et scientifiques et des monuments historiques, connu sous le nom de « Pacte Roerich », qui marque l'aboutissement de son engagement pour la protection du patrimoine culturel.
Au cours de ses séjours en Europe et aux États-Unis, Nicolas Roerich fut en relation avec des organisations traditionnelles et eut des contacts privilégiés avec des responsables de la Société Théosophique. Il quitta les États-Unis en avril 1923 pour l'Inde, où il organisa une expédition scientifique et artistique en Asie centrale — à laquelle prit part son fils Georges, éminent orientaliste polyglotte — dont le but était de rassembler des informations sur les cultures et les religions de la région.
Pendant ses voyages, Nicolas Roerich porta son regard vers les régions himalayennes, l'Asie centrale, la Mongolie et le Gobi, où la Tradition situe de grands sages. Dans ses livres Cœur de l'Asie et Shambhala, il relate les échanges qu'il eut avec des lamas érudits au sujet de ce « pays des dieux ». L'un d'eux lui aurait dit : « Si vous souhaitez comprendre l'Asie et l'approcher en visiteur favorablement accueilli, rencontrez votre hôte avec le mot le plus sacré : Shambhala. »
Fille d'Ekatérina et Yvan Chapochnikov, puis épouse de Nicolas Roerich, Helena fut une femme de lettres. Dès son jeune âge, elle montre une véritable passion pour la lecture ; elle s'intéresse à la nature, à la vie des différents peuples et à l'Orient. Nièce du compositeur Moussorgski, elle devient elle-même une excellente pianiste.
Le 28 octobre 1901, Helena épouse l'artiste, explorateur et promoteur de la paix Nicolas Roerich. En 1920, elle l'accompagne à New York pour la première exposition de ses peintures en Amérique. La même année, elle commence à écrire une série de livres appelés Agni Yoga, ou Enseignement de l'Éthique Vivante, qui traitent de l'évolution de l'humanité en s'appuyant à la fois sur les connaissances anciennes de l'Orient et l'approche expérimentale de la science occidentale. Elle a également écrit Au Carrefour de l'Orient et Les Fondations du Bouddhisme, et fut la traductrice en russe de La Doctrine Secrète d'Helena Blavatsky.
Après sa mort, survenue en 1955 à Kalimpong, à l'est de Darjeeling en Inde, ses étudiants ont publié deux livres à partir des lettres qu'elle leur avait envoyées à travers le monde. Elle fut l'une des fondatrices de l'Agni Yoga Society, dépositaire aujourd'hui de ses œuvres écrites.
« La Culture n'appartient à aucun homme, groupe, nation ou époque. C'est la propriété mutuelle de toute l'humanité et l'héritage des générations. Sans Culture, il n'y a ni vérité, ni unité, ni paix. » — Nicolas Roerich